Dirigeable Ziphius 900 et projet de société   © Association LEVITA 2020 L’objectif de Ziphius Air Services (ZAS) était de mettre au point une classe de ballons dirigeables relativement économiques et performants, pour répondre aux besoins d’un certain nombre de services aériens identifiés par l’étude de marché. Afin d’accéler le processus de mise au point, ZAS avait fait l’acquisition d’un dirigeable prototype de 1000 mètres cubes en 2010.  L’objectif était de le moderniser et d’alléger ses systèmes, afin de le rendre performant.   Au fil des années, tout a été préparé pour la création de la société - étude de marché, plan d’affaires, communication, recherches partenaires et investisseurs, recherche terrain sur aérodrome, devis hangar... M Johnson a prévu d’optimiser les différents systèmes embarqués, et y ajoutant des systèmes innovants de pilotage automatique, asservissement, motorisation électriques, système d’atterissage automatisé... Il a fait appel à des étudiants en école d’ingénieur aéronautique pour terminer la conception des systèmes. Finalement, après prés de 8 ans de préparation, le projet de création de société fut abandonné, pour raisons de plan d’affaires pénalisé par l’arrivée des drones, d’impossibilité d’obtenir l’autorisation d’installation de l’activité sur aérodrome, et de coût excessif de hangar, tout comme par faute de collaborations et partenaires intéressés. Comme beaucoup de projets dirigeables, ce n’est pas l’appareil lui-même qui ne fonctionne pas, c’est l’administratif et les coûts de logistique nécessaires au démarrage de l’activité qui mettent un coup d’arrêt au projet. Après la réalisation que le Ziphius 900 ne volerait plus jamais, ses sacs à hélium  et empennages furent recyclés. La cabine de pilotage servira comme habitacle pour un véhicule solaire à pédalage. La quille en carbone est utilisé pour le projet Nautilus, et l’enveloppe du dirigeable, peut-être pour un futur spectacle. Ce projet ambitieux a été mené finalement et malgré toutes ses tentatives de recherche de collaboration, par M Johnson seul, et par passion avant la raison. Il est allé au bout du rêve, même s’il n’est pas devenu réalité. Dans la vie, il faut savoir  passer à autre chose si la barre est vraiment trop haute, et surtout,  si on n’a pas les bonnes relations. En France, pays sur-réglementé, peu de chance pour l’innovation si on ne rentre pas dans les cases. En Afrique, le projet aurait sûrement abouti...